Dessin : Amado ou la sculpture
à visage humain

Le Semeur Hebdo, 1er juillet 1977, Daniel Colney à propos de l’exposition à la Galerie Eupalinos à Clermont-Ferrand.

            Le dessin a l’avantage de sérier les formes. Mais il est desséchant.

Le dessin fini est mort. À travers lui je ressens ce que sera la forme future. Je vois où seront les creux et les pleins, la lumière ou l’ombre…

Mais ce qui est intéressant c’est l’œuvre finie. Alors à ce moment quelque chose vit.

Le matériau est une espèce de jeu de construction où le détail peut s’imaginer depuis la forme générale. Quand les grosses pièces sont montées, je vois où je peux fignoler et le hasard joue son rôle avec l’inspiration du moment.

Dans le porte bois, j’ai ajouté à la pierre, la tendresse et l’amitié du bois, quoique le haut de ce bateau fantastique représente des puits de mine.

J’ai toujours essayé d’exprimer par ma sculpture la présence humaine au sein d’une nature qui détruit les habitations et l’homme. C’est la représentation de la perpétuelle construction suivie de destruction, puis de reconstruction.

Sans titre 1979

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